Mon accent québécois
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| On l’aime ou on ne l’aime pas. Ça ne se discute pas ! Mais, n’en déplaise à Thierry Ardisson, il est, au même titre que l’accent marseillais, lyonnais ou picard, l’expression d’une histoire, d’une culture, d’un peuple et parfois le reflet coloré et chantant d’un mode de vie. Ma maman québécoise et mon papa français m’ont légué un accent « entre deux eaux », québécois pour les français et français pour les québécois ! Ce qui n’est pas fait pour me déplaire… j’ai toujours l’impression d’être un touriste ! Mais bon, mes petits amis étant québécois ou même anglophones, mon vocabulaire s’enrichit chaque jour un peu plus d’expressions et de couleurs qui laisseront de plus en plus planer un doute sur ma double nationalité… désormais je magazine, je joue au soccer, j’ai des chums, je me fais conduire en char et je fais des becs. Ma maman ne cherche plus un parking mais un parc de stationnement et mon papa respecte tous les arrêts et non plus les « stop »… et si je vous dis que le magnifique gratin dauphinois que vous avez concocté avec tant d’amour est écœurant, ne vous vexez surtout pas, c’est que je le trouve succulent (bon à savoir… ça peut éviter des malentendus !). Et puis, n’oubliez jamais ceci… ici, à Montréal, c’est vous qui aurez un accent. Gros becs à tous. | |

