Français massacré
Bon ! une fois n’est pas coutume, aujourd’hui je suis là, incognito… j’ai accepté de laisser la parole, ou du moins la plume, à mon scribe préféré qui a envie de pousser un petit coup de gueule, pas bien méchant, je vous rassure… Alors vas-y, c’est à toi mon Titi !
Merci Alexandre ! Pour illustrer mon propos, je me suis permis de te faire changer de style, l’espace de quelques lignes. Et voici ce que cela donne :
Ben voilà g 4 an. Ojourdui chui un peu kc, c que g écouté tro de zicmu. G 1 cat et plein de zamis. Je vi au quebec, ya plein de balenes et l’iver et tré froid. Chui sur OB pour vous montré se ke j’m et pour ke vous me konessé mieux. G ossi 2 freres + vieu ke moi. Mdr… mé c koi sa ?
Je préfère m’arrêter là. Inutile de vous dire que la lecture de ces textes demande des efforts énormes et que l’on a pas vraiment envie d’y laisser des commentaires… ou du moins qu’on se retient pour ne pas en laisser trop. Il serait bon de préciser à certains « auteurs » que contrairement aux SMS, Over-Blog est gratuit et que les textes ne sont pas facturés en fonction de leur longueur. De plus, contrairement au chat, on peut prendre un peu de son temps pour rédiger ses messages et que la plupart des ordinateurs sont désormais équipés de vérificateurs orthographiques suffisamment efficaces pour rendre un texte lisible et agréable. Il est clair que, hormis certains privilégiés, nous n’avons pas tous des talents de rédacteurs ou de journalistes et nul n’est à l’abri d’une faute d’orthographe, d’un mauvais accord, d’une faute de conjugaison ou d’une erreur de style… Mais de grâce, cessons au nom de la sacro-sainte liberté d’expression de massacrer à ce point le français ! Certains pays d’Afrique francophone cultivent le français comme un art et les québécois, bien que bilingues pour la plupart, se battent chaque jour et légifèrent pour éviter que l’anglais gagne du terrain dans leur province. Ils protégent et préservent le français comme un trésor. Qu’ils soient vestimentaires, esthétiques, musicaux ou linguistiques, nous avons tous, adolescents, eu recours à des codes d’appartenance et à des signes de reconnaissance afin de protéger notre identité naissante. J’admets volontiers que les adolescents, enfants de la génération Web/SMS, puissent utiliser ces codes linguistiques et ces signes d’appartenance, mais seront-ils capables lorsque cela sera nécessaire, de s’exprimer normalement… Pour beaucoup d’entre eux, j’en doute. Voilà… merci Alexandre-Gabriel d’avoir si gentiment mis ton espace à ma disposition.
Ouf ! il a fini mon Rimbaud II… Je ne sais pas ce qu’il a ce matin, il s’est levé avec la plume de travers. Content de retrouver mon espace et de vous retrouver, je vous reviens très vite avec la photo de mon duel injuste contre un Harlem Globe-Trotter. http://alexandre.over-blog.com